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Le carnet de croquis => Nicolas Robel.

Magali Aubert, décembre-janvier-février 2005
Standard #10, Dossier du Moi – Bande dessinée

J'aurais dû penser que ce garçon était créatif, souvent replié sur lui dans la cour du lycée à observer les autres, les sûrs d'eux, ceux qui l'affichent. Où sont passées les grandes gueules de mes seize ans? Chef d'entreprise, banquier, médecin. Tant mieux: on n'en parle pas dans les magazines. Nicolas Robel, si. En feuilletant son livre de croquis How should i know?, je me suis dit: «Tiens, il est devenu dessinateur celui-là». En le lisant, je suis tombée sur une sensibilité crayonnée qui donne, selon la formule de son ami Benjamin Stroun*: «tout un travail en douceur qui par moments embaume comme un bon Petzi. On pourrait penser à une habile entreprise de séduction si d'histoire en histoire, ne revenait ce même refrain mélancolique, mélange de tristesse brute et de bien-être cotonneux, une recherche de la peluche intérieure.» Dans Back To Basics – son «retour aux sources» en 2004 –, Nicolas fait défiler tous les éléments de son monde pour les reconfigurer et parle pour la première fois au Je: «Son attachement obsessionnel pour sa collection de disques devient le calme fil conducteur de la mémoire, une succession de vignettes étalées comme un album familial», reprend Stroun. Depuis, son travail a pris une ampleur salvatrice. J'aurais dû lui parler dans la cour de l'école.

* Benjamin Stroun dirige Comix For The People, organisation vouée à la promotion de la bande dessinée expérimentale (comixforthepeople.com).