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Les artistes de la SIP sont de retour. Ça se fête!

Philippe Muri, jeudi 13 janvier 2016
Tribune de Genève, Sortir ce weekend

Après trois ans d’exil, les locataires du bâtiment dévoilent samedi leurs nouveaux ateliers.

Les escaliers et les couloirs sentent encore la peinture fraîche. Après trois ans de travaux, 37 artistes ont récupéré leurs ateliers situés dans le bâtiment G de l’ancienne friche industrielle de la SIP, à Plainpalais. Pour fêter ça, le GUS (Groupement des usagers de la SIP) organise une inauguration festive ce samedi 16 janvier. Performances, exposition, spectacles et musique succéderont aux discours officiels. L’occasion de faire plus ample connaissance avec les nouveaux (et souvent anciens) locataires, désormais répartis sur deux étages au lieu de trois. Plasticiens, peintres, dessinateurs, graphistes, artisans, photographes, sculpteur, et on en passe, ouvrent leurs portes. Ça ne se rate pas.

Espace reconfiguré

«C’est un lieu qui ne manque pas de charme. La dimension industrielle fonctionne bien avec nos activités.» Après avoir provisoirement déménagé dans les tours de Carouge, Tom Tirabosco a réinvesti avec bonheur les locaux qu’il occupait autrefois. Dans un espace reconfiguré, le dessinateur genevois a pu dégager de la place pour exposer de grands dessins, comme en ce moment celui d’un hipster dans des teintes bleutées, haut de 2,50 m. «C’est chouette, je vais pouvoir m’attaquer à des formats qui sortent de l’ordinaire», se réjouit l’auteur de bande dessinée. Voisins d’atelier, Nicolas Robel et Mathieu Christe, des Editions B. ü. L. b. Comix, ont pris place quant à eux dans une vaste pièce qui leur a permis d’installer sans problème… une table de ping-pong. Celle-ci sert à l’occasion de table de réunion. Robel en a profité pour amener sa batterie de concert. Plus loin, l’artiste et graphiste Christian Bili achève de terminer l’installation de son antre. Ailleurs, Viviane Frasse travaille sur les bijoux qu’elle produit. Un rapide coup d’œil dans d’autres ateliers montre que le volume des pièces varie sensiblement d’un endroit à l’autre.
Si les membres du GUS semblent globalement aux anges, la mutation des lieux qu’ils (ré)occupent ne s’est pas réalisée sans douleur. «On arrive au bout d’un tunnel de douze ans», relève Tom Tirabosco avec un soupir de soulagement. Les négociations ont été serrées avec le propriétaire du bâtiment, l’ex-CIA, actuelle CPEG, Caisse de prévoyance de l’Etat de Genève. «Il a fallu faire des compromis, et notamment trouver 800 000 francs pour la rénovation de 30 ateliers.» Une somme couverte grâce à la généreuse participation de quatre partenaires.

Loyers en hausse

Les loyers ont pris l’ascenseur. «Ils ont doublé, voire triplé», affirment les artistes de la SIP, qui admettent toutefois que «pour le centre-ville, cela reste bon marché». Contactée, la CPEG se contente de préciser que les travaux de rénovation et de surélévation du bâtiment G de la SIP ont coûté 13,5 millions. «Ce qui est bien, c’est que la situation a été pérennisée. Une convention a été signée avec la CPEG, qui stipule que les locaux sont affectés à la création genevoise durant vingt ans», indique encore Tom Tirabosco.
Dans cette SIP reliftée, deux nouveaux espaces collectifs ouverts au public ont été créés. Le Tamco (Théâtre d’art moderne et contemporain), encore en chantier. Et Espace Témoin, une galerie. Pour inaugurer les lieux, une exposition collective intitulée Le retour y fait le bilan des trois années passées hors du site. Vernissage samedi.

Portes ouvertes GUS, samedi 16 janvier de 11 h à 19 h, ancienne SIP, bâtiment G, rue des Vieux-Grenadiers 10. Portes ouvertes ateliers de 12 h à 19 h. Workshop Tampons de 15 h à 17 h. Spectacle Kids, de Fabrice Melquiot, au Tamco (salle verte) de 13 h à 14 h et de 16 h à 17 h. Concert de Michel et Sophie Tirabosco de 14 h 30 à 15 h 15. After dès 19 h. (TDG)


légendes images (Olivier Vogelsang):
En haut: Mathieu Christe et Nicolas Robel, des Editions B.ü.L.b. Comix, dans leur nouvel atelier. La table de ping-pong sert aussi à l’occasion de table de réunion.
En bas: Viviane Frasse travaille ses bijoux dans un des plus petits espaces à disposition dans l’ancienne SIP, tandis que le graphiste Christian Bili parachève l’installation de son antre.